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Portrait. Riad Ghadab , maréchal-ferrant à Skikda : «Pour l’amour des chevaux»

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Portrait. Riad Ghadab , maréchal-ferrant à Skikda : «Pour l’amour des chevaux»

C’est l’histoire de Riad Ghadab, 37 ans, un cavalier que l’amour des chevaux poussa un jour à défaire son harnachement pour se reconvertir en maréchal-ferrant. «Je suis venu à ce métier beaucoup plus par besoin», dira-t-il.

Ce besoin dont il parle n’est pas d’ordre pécuniaire, mais plutôt des besoins des chevaux de soins et d’entretien. «Avant, à la fin des années 1990, et pour ferrer ses chevaux, le centre équestre de Hammadi Krouma, au sud de Skikda, faisait appel à Bakhti Ferraoun d’Alger et à Maâmeri de Constantine, les seuls maréchaux-ferrants en activité à cette époque.

Ces deux messieurs nous rendaient d’énormes services, mais ils ne pouvaient pas se déplacer à longueur d’année, alors que le ferrage est un acte indispensable dans la vie d’un cheval», dira Riad Ghadab. C’est à partir de l’année 2009 qu’il se mit dans le bain à titre personnel pour combler le manque d’un maréchal- ferrant à Skikda. «J’ai appris sur le tas et j’ai eu à prendre part, par la suite, à des stages de perfectionnement organisés par la Fédération équestre algérienne», ajoute-t-il.

Évoquant son métier et même s’il reconnaît qu’il peut être assez éreintant, Riad Ghadab reste un authentique passionné de chevaux. «C’est un métier très exigeant, car on a affaire à des animaux auxquels on risquerait de nuire au cas où on ne maîtriserait pas les rudiments du métier. Avant de devenir maréchal-ferrant, il faut disposer de bonnes connaissances en anatomie équine.

Le moindre faux geste dans les étapes de parage, d’ajustage des fers et de brochage des clous risquerait de nuire énormément aux chevaux», explique Riad, non sans passion. Aujourd’hui, et en plus de sa présence permanente au centre équestre de Hammadi Krouma, Riad Ghadab, arrivé à maturité de son art, est déjà très demandé par les centres équestres de l’est du pays ainsi que par plusieurs éleveurs particuliers «On fait souvent appel à moi pour ferrer les chevaux de deux centres équestres de Constantine, de Téleghma et de Annaba.

Je travaille aussi avec des particuliers qui se concentrent essentiellement dans la région de Azzaba, Djendel, Graibissa et Ben Azzouz, où les gens ont une grande passion pour les chevaux».

Humble et d’une disponibilité exemplaire, Riad Ghadab, le désormais maréchal- ferrant de Skikda est parvenu, par son seul amour des chevaux, à réanimer un artisanat qui risquait de disparaître, du moins à Skikda. Et rien que pour cette abnégation, il mériterait au moins une reconnaissance à la mesure de son talent. Bravo l’artiste

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